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Application d’une forme d’énergie

Application d’une forme d’énergie

L’application d’une forme d’énergie, qui constitue un acte contrôlé conformément à la LPSR, n’est pas autorisée aux thérapeutes respiratoires en vertu de la Loi de 1991 sur la thérapie respiratoire. Deux des procédures décrites sous cet acte contrôlé peuvent s’appliquer à la pratique de la thérapie respiratoire et peuvent être exécutées dans des circonstances précises, si l’on possède les connaissances et les compétences requises. Voici ces procédures :

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ultrason diagnostique

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utilisation d’un défibrillateur externe automatisé (DEA)

Ultrason diagnostique

Un ultrason diagnostique est un ultrason qui produit une image ou des données, Il sert à visualiser les structures pendant une intervention (guide d’intervention) et nécessite des fréquences variant entre 2 et 20 MHz.

Depuis le 1er janvier 2019, les thérapeutes respiratoires qui souhaitent utiliser les ultrasons diagnostiques (cathéter dans l’artère radiale, ultrason pulmonaire) nécessitent à la fois une délégation et une ordonnance valide (ordonnance directe ou directive médicale). On peut obtenir de plus amples renseignements sur la délégation dans les Lignes directrices de pratique professionnelle Délégation de l’exécution des actes contrôlés de l’OTRO. On peut obtenir de plus amples renseignements sur les ordonnances dans les Lignes directrices de pratique professionnelle Ordonnances de soins médicaux de l’OTRO.

De plus, la Société de thérapie respiratoire de l’Ontario (STRO) a assemblé différentes ressources, dont des modèles pouvant être adaptés à différents lieux de travail, afin d’aider les thérapeutes respiratoires à établir les processus nécessaires de délégation et d’ordonnance. Ces documents se trouvent à la page Web de la Société de thérapie respiratoire de l’Ontario (rtso.ca) traitant des ultrasons pour les thérapeutes respiratoires et thérapeutes respiratoires assistants anesthésistes.

DEA

Par conséquent, l’utilisation d’un DEA nécessite obligatoirement :

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Une ordonnance et une délégation; ou

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Le recours à l’exonération en cas d’urgence, telle que prévue dans la LPSR.

Comment authoriser l’utilisation d’un DEA

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Ordonnance et délégation

Le mécanisme d’autorisation à utiliser de préférence est la combinaison ordonnance et délégation. Dans le cadre de cette approche, l’ordonnance sert à autoriser l’utilisation du DEA (application d’énergie) et la délégation permet de transférer cette autorisation au thérapeute respiratoire. Idéalement, cela est effectué « sur le moment », de façon individuelle, mais ce n’est pas toujours possible étant donné l’urgence associée à la gestion d’un arrêt cardiaque. On peut alors avoir recours à une ordonnance médicale permanente et à une délégation s’appliquant à ces scénarios (c.-à-d. une directive médicale et une délégation à la grandeur d’une organisation permettant à tout thérapeute respiratoire ayant reçu la formation quant à l’utilisation des DEA de les utiliser dans des situations bien précises, comme un arrêt cardiaque).

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Exemption en cas d’urgence

La LPSR prévoit une exonération en cas d’urgence permettant la dérogation à la restriction des actes contrôlés. Cette exonération présume que l’exécution d’un acte contrôlé ne se produit pas fréquemment et qu’il s’agit véritablement d’une urgence. De plus, il est important de faire la distinction entre une urgence imprévue et une urgence « courante ». Cette distinction est décrite dans la Loi de 1991 sur le bon samaritain qui prévoit l’immunité contre les poursuites pour négligence des professionnels qui fournissent des services de santé d’urgence ou des premiers soins dans un lieu autre qu’un hôpital ou un établissement de santé, ce qui implique qu’il s’agit d’urgences imprévues alors que le travail réalisé dans les hôpitaux et établissements de santé sont des urgences « courantes ». La combinaison ordonnance et délégation est la façon la mieux appropriée pour gérer les urgences « courantes », même s’il est certain que les arrêts cardiaques ne sont pas tous prévisibles. Par conséquent, il est acceptable qu’un thérapeute respiratoire applique un DEA en vertu de l’exonération en cas d’urgence, mais seulement lorsqu’il est impossible d’obtenir une ordonnance et délégation.